Les risques naturels
Les risques naturels peuvent avoir des conséquences environnementales et économiques importantes.
L’Office de l’Environnement de la Corse s’est engagé sur cette thématique dès 1994 dans le cadre d’études sur les risques inondations inscrites au Contrat de Plan.
Depuis, l’Office de l’Environnement de la Corse a étendu son champ d’action aux principaux risques tels que l’érosion du littoral, les mouvements de terrains, les risques amiante et radon. Des inventaires cartographiques complets permettent de préconiser des mesures de prévention.
L’Atlas Thématique est un outil de base qui a permis de réaliser les différentes cartographies précitées.
Les risques inondations
Coulée de boue (Alata)
Accumulation de bois flottés au pont ancien de
Rena Bianca (RIZZANESE)
De 1994 à 1999 l’Office de l’Environnement de la Corse finançait les études de risques inondations préalables à la réalisation des plans de prévention aux risques (financement Contrat de Plan). L’ensemble des bassins classés en zone prioritaire ont été étudiés et une cartographie fine (5/1000) du risque inondation a été dressée (Aléa, vulnérabilité et risques). L’Office de l’Environnement de la Corse s’est orienté par la suite vers les conséquences sur l’Environnement des différents risques cumulés. Exemple type : la coulée de boue d’Alata due à un incendie suivi d’un fort épisode pluvieux.
L'érosion du littoral
La Corse est sujette à une régression de son littoral, due soit à des phénomènes naturels (courants marins) soit à d’autres paramètres hydrodynamiques ou à des aménagements portuaires.
Plage de Padulone
Cette érosion peut avoir des conséquences économiques et/ou environnementales importantes. La régression des plages menace notamment les activités touristiques de stations balnéaires telles que Calvi ou Campoloro-Moriani.
Plage de Calvi
L’étude et le suivi de plusieurs sites devrait permettre de mieux connaître les causes et l’évolution de ce phénomène afin de le limiter voire l’enrayer.
En tout état de cause, il conviendra d’adapter une méthodologie de travaux appropriée à la spécificité de chaque site à réhabiliter.
Les actions de l’Office de l’Environnement de la Corse face à cette problématique
Dans le cadre d’accords O.E.C./.B.R.G.M. (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), des études ont été réalisées sur l’évolution du trait de côte de la Corse de 1948 à 1996.
A l’issue de ce programme, on dispose de données cartographiques de référence sur les positions historiques du trait de côte de l’ensemble du littoral sableux et des principales plages de la Corse.
Il n’a pas été constaté de phénomène de recul généralisé. Mais l’identification des secteurs où des variations importantes du trait de côte ont été relevées (jusqu'à une centaine de mètres sur des plages de la Plaine Orientale) permettra de définir un programme d’observations fournissant les données nécessaires à la compréhension et à l’identification des évolutions observées et des remèdes possibles, en particulier :
  • sur des sites témoins représentatifs des évolutions globales naturelles à long terme du littoral ;
  • sur des sites sensibles à variations ponctuelles critiques issues de phénomènes naturels ou anthropiques.
La mise en place d’un réseau de sites d’observation permettra de recueillir les données du littoral sous une forme homogène, accessible, présentable et géoréférencée dans un objectif d’outil d’aide à la décision pour les acteurs locaux tant de l’environnement que de l’aménagement.
Cet outil se présente sous la forme d’un Système d’Information Géographique (SIG) dans lequel les cartes rendent compte de l’évolution dynamique du littoral. Elles sont le résultat des analyses et interprétations réalisées à partir de documents existants et d’acquisitions du réseau permanent de suivi.
Ces types d’outils sont mis en place partout en Europe dans le pourtour Méditerranéen, sur le littoral atlantique ainsi qu’en mer du Nord.
Techniquement :
Deux aspects de l’érosion du littoral sont étudiés distinctement :
  • érosion liée à des phénomènes naturels ;
  • érosion liée à des phénomènes anthropiques.
Pour répondre aux objectifs de l’opération, le choix des sites d’observation du littoral de la Corse se doit de privilégier la représentativité des sites vis à vis des types de littoraux, leur dynamique et leur aménagement d’où la nécessité d’étendre en 2002 le réseau à :
  • 7 sites d’observation où l’érosion est liée à des phénomènes naturels (au lieu de 5 en 2001),
  • 6 sites d’observation où l’érosion est liée à une forte pression anthropique (au lieu de 4 en 2001).
Le réseau définitif comprend 13 sites totalisant 27 profils de plage et 41 km de trait de côte.
Ce « Réseau d’Observation du Littoral de la Corse 2002-2006 » a reçu un avis favorable de la part du Comité Régional des Aides de juin 2002, bénéficiant ainsi d’une programmation annuelle pour la durée du Contrat de Plan 2002-2006.
Les travaux :
L'interprétation des observations et des résultats obtenus au cours du programme d'étude du suivi permettra de dégager des possibilités d'aménagement du littoral et de réaliser les travaux nécessaires pour limiter, voire enrayer ce phénomène d'érosion.
Une analyse des différentes techniques possibles sera effectuée pour proposer un éventail de solutions le plus exhaustif possible.
En 2004, l’Office de l’Environnement de la Corse a participé au financement d’une étude destinée à déterminer la technique devant être employée pour la protection et la reconstitution de la plage St François à Ajaccio.
Durant cette même année les instances délibérantes de l’OEC se sont prononcées favorablement quant au financement de travaux complémentaires de protection de la plage de Calvi.
Ce type de dossiers, bénéficiant de crédits inscrits au titre du Contrat de Plan, sont examinés par un groupe de travail mis en place avec la DRE ( Direction Régionale de l’Equipement ) et les Directions Départementales de l’équipement de Corse du Sud et de Haute Corse (DDE 2A et DDE 2B).
L’année 2005 devrait voir émerger un projet de travaux très lourds sur la Région de la Costa Verde.
Les mouvements de terrain
Depuis 1999 un inventaire a été mené sur les mouvements de terrain en partenariat avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières.
Aujourd’hui, l’inventaire sur les mouvements de terrain est désormais terminé, il a permis de recenser, de classer et de répertorier à l’échelle 1/25.000 ces risques sur l’ensemble de la Corse.
Ces documents sont informatisés et constituent une aide à la décision et un appui technique possible aux collectivités et aménageurs.
Suite à ce programme de recensement, des zones sensibles à ce risque ont été identifiées et devraient faire l’objet d’études ponctuelles pour traiter les zones en question. La base des données "mouvements de terrains" a donc été développée et l’accent a été mis sur la cartographie de l’aléa et des principaux enjeux qui se posent, surtout compte tenu du contexte actuel ou des événements de type catastrophique sont de plus en plus nombreux.
Le risque amiante
Fibres d’amiante en gros plan
Fibres d’amiante
Site d’exploitation à ciel ouvert
de la mine de Canari
En partenariat avec les D.D.A.S.S (Direction des Affaires Sanitaires et Sociales), la DSS (Direction de la solidarité et de la Santé) et le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), l'Office de l'Environnement de la Corse a mené en 2001 un travail sur la problématique des fibres d'amiante dans l'air. Une cartographie des formations potentiellement amiantifères en Corse est disponible avec trois niveaux d'information (cartographie au 1/50.000) :
  1. les formations géologiques potentiellement amiantifères ;
  2. les zones de contact particulières à forte probabilité d'un type d'amiante ;
  3. les zones à forte densité de fracturation.
Ce programme constitue une application type de l'atlas thématique. Il a été clôturé par l'édition d'un CD Rom interactif. Ce CD Rom sera distribué sur demande aux maîtres d'œuvres et maîtres d'ouvrages potentiels dans le cadre de travaux effectués sur les zones sensibles.
En effet, sur ces zones cartographiées, certaines mesures préventives seront préconisées.
En 2002 et 2003 toujours avec les mêmes partenaires des mesures complémentaires ont été réalisées.
En 2004 les investigations se sont poursuivies et la ville de Corte a initiée une étude permettant à partir d’une cartographie fine au 1/5000 ème de prendre en compte la problématique amiante au niveau des documents d’urbanisme.
Cette étude a une vocation pilote afin de définir une méthodologie transposable à d’autres zones.
Le comité de pilotage des études portant sur l’exposition à l’amiante environnemental a défini les orientations à donner aux recherches. Les crédits proposés se répartiraient sur deux types d’actions :
  • L’amélioration de la connaissance de l’amiante environnemental en 2005 pour permettre la prise en compte d’une dizaine de communes ;
  • Les mesures de l’exposition des populations : trois sites de mesure dans chacune des trois communes qui ont fait l’objet d’une évaluation du risque sans mesure dans des locaux d’habitation
133 communes présentent des formations potentiellement amiantifères. A titre d’exemple la commune d’Aghione.
Le risque radon
Comme toutes les régions granitiques, la Corse est exposée au risque radon et plus particulièrement la Corse du Sud qui est le département dont l'activité en radon est le plus importante de France.
Quatre campagnes de mesures étalées sur plusieurs années ont été réalisées par les Services de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de la Corse du Sud et de la Haute Corse. En 2000, neuf établissements scolaires de la Corse du Sud ont fait l'objet d'un contrôle plus accru.
Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (www.brgm.fr), dans le cadre de sa mission d'appui auprès des services publics a été sollicité par l'Office de l'Environnement de la Corse et la Direction de la Solidarité et de la Santé afin de réaliser une cartographie géologique prédictive du risque radon en région Corse. Ce document a été réalisé grâce à l'interprétation croisée des données géologiques sur les différents faciès de granites et des cartes de fracturations issues de l'atlas thématique. Il s'agit d'un outil qui permet d'ajuster des campagnes de mesures du radon dans les locaux habités en sélectionnant les interventions selon les niveaux de potentialité émissive en radon du sous-sol. Un CD Rom interactif a été édité a partir du document précité.
Ainsi on pourra trouver les cartes suivantes :
De plus, dans le cadre de la convention liant l'Office de l'Environnement de la Corse, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales et la Direction de la Solidarité et de la Santé, une plaquette d'information intitulée "le radon, en Corse" a été éditée.
Cette plaquette d'information et de sensibilisation est destinée à l'usage des maires, des institutionnels et du grand public.
L'Atlas Thématique
Quelques mots sur l’Atlas Thématique
L’atlas thématique a été engagé en 1995 en partenariat avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Il s’agit en fait d’acquérir des données essentielles dans le domaine de l’environnement de façon à en évaluer les politiques environnementales et leur impact sur l’aménagement du territoire.
Cet Atlas est bâti sous la forme d’un SIG géoréférencé traité à l’échelle 1/50.000.
A partir de données essentielles comme le modèle numérique de terrain, l’occupation du sol et la géologie, une analyse multicritère basée sur un traitement successif des données a permis de définir des cartes thématiques qui sont d’importants indicateurs environnementaux. Ces indicateurs nous renseignent sur la géomorphologie, la puissance érosive des eaux, la perméabilité, les potentialités aquifères, la protection des sols etc...
L’analyse de ces critères a permis de bâtir des cartes thématiques comme par exemple la vulnérabilité des eaux souterraines et la répartition des terrains de couverture.
Cette dernière approche nous apporte de précieux renseignements sur la potentialité des sols et sur leur aptitude à l’assainissement.
Le premier Atlas de Corte a été présenté en 1996 au Conseil d’Administration de l’Office de l’Environnement de la Corse, au comité scientifique de l’Observatoire de l’Environnement et au Conseil Consultatif.
Aujourd'hui 20 atlas sur 21 sont terminés, celui de Sarrola – Carcopino, prévu dans le cadre du programme 2004 a été achevé courant 2005. Le dernier atlas, à savoir celui de Bastelica sera retardé dans sa réalisation car la carte géologique n’est pas achevée.
L’ensemble des Atlas précités sont présents au sein des locaux de l’Office de l'Environnement de la Corse à Corté, pour tout renseignement vous pouvez vous adresser à Monsieur Patrick BEZERT responsable du Département Prévention des Pollutions et des Risques.
    Accueil | Recherche | Contacts | Liens | Crédits | Mentions légales