La qualité de l’air en Corse
La pollution atmosphérique est un phénomène complexe, difficile à appréhender avec rigueur.
C’est pourquoi la préservation et l’amélioration de la qualité de l’air ne peuvent être réalisées que grâce au suivi de la qualité de l’air et à une réglementation des émissions polluantes.
Pour répondre à ces préoccupations, la loi cadre du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie, ainsi que le décret du 6 mai 1998 ont mis ont en place des outils de gestion et de planification de l’air : les plans régionaux pour la qualité de l’air.
Pour notre région, l’article 24 de loi du 22 janvier 2002 transfère l’élaboration et la révision du plan régional de la qualité de l’air (PRQA), à la Collectivité Territoriale de Corse.
Le décret du 24 février 2004 prévoit que l’élaboration du plan devra être réalisée et validée dans un délai de 30 mois après prorogation (octobre 2006).
Le Plan Régional de la Qualité de l’Air
Bien que de portée juridique limitée, puisque n’étant pas opposable aux tiers, le PRQA présente un intérêt indéniable en fixant les orientations pour atteindre les objectifs de qualité de l’air définis par le législateur.
Il prévoit notamment :
  • l’évaluation de la qualité de l’air dans la région, au regard d’objectifs de qualité
  • l’évaluation des effets de la qualité de l’air sur la santé, les conditions de vie, les milieux naturels, le patrimoine
  • l’inventaire des émissions des substances polluantes
  • le relevé des organismes qui contribuent à la connaissance de la qualité de l’air et de son impact sur l’homme et l’environnement.
Afin de permettre l’élaboration du PRQA dans les délais imposés l’assemblée de Corse sur proposition de l’Office de l’Environnement de la Corse a pris les dispositions nécessaires.
Une commission régionale d’élaboration du plan (COREP) ainsi que les groupes de travail thématiques ont été constituée dés décembre 2004..
A noter cependant que les Plans de Protection Atmosphérique (PPA) restent de la compétence de l’Etat de même que la police des installations classées et de l’environnement et notamment le contrôle des pollutions.
Nature et origine des principaux polluants atmosphériques
Les polluants primaires sont directement émis dans l’air ambiant par des sources d’origine naturelle (océans, végétation, volcans) ou anthropique (industries, transport, chauffage).
Ce gaz résulte de la combustion de combustibles fossiles solides ou liquides contenant du soufre (charbon, fuel, gazole…) et de procédés industriels.
Les principales sources d’émission sont les industries, les chauffages collectifs et individuels, les transports (dans une moindre mesure)
La formation du monoxyde d’azote anthropique provient de l’oxydation atmosphérique dans les foyers de combustion. Plus la température est élevée et plus la quantité de NO générée est importante.
Les principales sources d’émission sont les industries, les chauffages collectifs et individuels, les transports routiers (véhicules environ 70% des émissions).
Elles constituent un complexe de substances organiques ou minérales ; elles peuvent être d’origine naturelle ou anthropique.
Les principales sources d’émission sont les volcans, les industries, les usines d’incinération, les transports routiers….
Contrairement aux autres polluants, l’ozone n’est généralement pas émis par une source particulière mais résulte de la transformation photochimique de certains polluants de l’atmosphère (NOx, COV et CO) en présence de rayonnement ultraviolet solaire. Les pointes de pollution sont de plus en plus fréquentes en zone urbaine et périurbaine.
Ces 4 polluants réglementés permettent de définir l’indice ATMO qui est la référence de la qualité de l’air.
L’indice est calculé chaque jour et permet de qualifier la qualité globale de l’air observé sur une journée sur une agglomération donnée, d’informer de manière quotidienne les habitants des grandes agglomérations. L’indice varie sur une échelle de nombres entiers compris entre 1 (air très bon) et 10 (air très mauvais).
Indice de la qualité de l’air
1 Très bon
2 Très bon
3 Bon
4 Bon
5 Moyen
6 Médiocre
7 Médiocre
8 Mauvais
9 Mauvais
10 Très mauvais
Les composés organiques volatils (COV)
Ils regroupent un ensemble d’hydrocarbures et autres espèces (alcools, aldéhydes, solvants halogénés…) d’origine humaine,, capables en présence d’oxyde d’azote et de lumière de produire des polluants photochimiques.
Les principales sources d’émissions sont les industries, les transports, les chauffages collectifs et individuels…
Le monoxyde de carbone (CO)
Le CO provient de la combustion incomplète des combustibles et carburants.
Des taux importants de CO peuvent être rencontrés quand un moteur tourne au ralenti dans un espace clos ou en cas d’embouteillage ainsi qu’en cas de mauvais fonctionnement d’un appareil de chauffage domestique.
Les principales sources d’émissions sont les transports, les chauffages collectifs et plus généralement la combustion incomplète de composés contenant du carbone.
Les métaux lourds
Parmi ces substances, on trouve notamment le Cadmiun (CD), l’arsenic (As), le nickel (Ni) et le mercure (Hg)…
En général ils sont produits lors de la combustion de charbon ou du pétrole dans les installations d’incinération ou dans certains procédés industriels
La Surveillance de la qualité de l‘air
L’association de surveillance de la qualité de l’air (ASQA) pour la Corse a été agréée par le ministère de l’écologie et du développement durable le 12 juillet 2004.
La CTC par l'intermédiaire de l’Office de l’Environnement de la Corse s’est impliquée dans la mise en place tant attendue de cet instrument indispensable, dont la création relevait de l’Etat.
Les deux principales missions de l’association QUALITAIR CORSE sont la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion des résultats.
A cet effet, l’association agréée QUALITAIR CORSE a programmé la mise en place du réseau régional de mesures.
Le développement du réseau doit se faire par la modernisation de l’existant (réseau d’EDF) dont elle hérite et par la mise en service de nouvelles stations de type urbain et périurbains ainsi que l’acquisition de matériel mobile destinés à mesurer la qualité de l’air hors zones urbaines.
Les investissements sont financés à 100% par le Fonds Corse de Maîtrise et Gestion Qualité de l’air (FCMGDQA) géré par l’ADEME et l’OEC.
Contact : Association Qualitair Corse - Lieu dit lergie - RN 200 - 20250 Corte
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