Durant les dernières décennies, une forte diminution de la biodiversité a pu être observée, causée principalement par les activités humaines qui entraînent la destruction des écosystèmes abritant plantes et animaux. La conservation de la biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. La plupart des observateurs admettent la disparition de nombreuses espèces, et considèrent essentiel que cette diversité soit préservée. Le bassin méditerranéen représente l’un des 34 « points chauds » (hotspot) de biodiversité à l’échelle de la planète, en raison d’une énorme richesse, tant floristique que faunistique.
Du fait de son insularité et de la diversité de ces paysages, la Corse compte elle, presque 3000 espèces végétales dont 5% d’endémiques strictes. « Les Corses sont dépositaires d’un patrimoine végétal de grande valeur, on peut même dire de valeur mondiale, puisque certaines de ces espèces ne sont présentes que sur l’île » (Gamisans, 1993). Il est donc important de faire savoir aux jeunes générations, et à un large public, l’intérêt de notre patrimoine floristique.
Depuis sa création, l’Office de l’Environnement de la Corse, à travers ses différentes missions, œuvre pour le développement et la mise en place d’une politique visant à la protection et la gestion de notre patrimoine naturel en général et de la flore en particulier. Plusieurs actions sont menées en faveur de la conservation du patrimoine floristique.
Le Conservatoire Botanique de Corse, service de l’OEC a d’ailleurs obtenu fin juin 2008 l’agrément du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire. Il devient le onzième Conservatoire Botanique National français. (Voir le site)
Ces missions sont les suivantes :
  • l’inventaire de la flore et des habitats naturels  et le traitement de ces données,
  • la conservation in situ et ex situ,
  • le développement de partenariat avec les gestionnaires d’espaces naturels protégés ou gérés et notamment la réalisation d’expertises,
  • l’amélioration de la connaissance de la flore et des habitats en collaboration avec des laboratoires de recherche,
  • la mise en place d’un programme de suivi et de contrôle des espèces introduites envahissantes,
  • l’information et la sensibilisation du public.
Par ailleurs, l’OEC développe une expertise en partenariat dans le domaine de la mycologie.
Il est un domaine qui, jusqu’à présent, a fait l’objet de peu d’attention : c’est celui des « Arbres Remarquables ». Ainsi l’O.E.C., conformément à ses missions d’animation, d’impulsion et de coordination de la politique environnementale à l’échelle régionale, mène un programme de connaissance, de gestion et de valorisation de ce patrimoine boisé exceptionnel.
Enfin, plusieurs actions concernant la flore marine ont également été mises en place par l’OEC, on peut parler de la mise en œuvre d’un réseau de surveillance posidonies.
Les posidonies sont des plantes sous-marines endémiques dont les herbiers constituent l’écosystème majeur de la Méditerranée. Ces herbiers sont menacés de façon préoccupante par deux algues invasives : Caulerpa taxifolia (pas encore observée en Corse) et Caulerpa racemosa (signalée à Bastia, sur une partie de la côte orientale, à Sant’Amanza, à Propriano et Senetosa). Des moyens de lutte sont d’ailleurs à l’étude.
L’Office de l’Environnement de la Corse est aussi gestionnaire d’espaces. A ce titre, l’équipe du Parc Marin International assure, d’une part, un suivi scientifique régulier pour la préservation de nombreuses stations d’espèces remarquables et d’autre part, la valorisation de ce patrimoine végétal auprès des scolaires et du grand public.
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