Au fil des millénaires, la biodiversité, c'est-à-dire le nombre d’espèces végétales et animales présentes sur la planète, a beaucoup fluctué. Produits de l’évolution, de la sélection ou d’évènements exceptionnels, des espèces apparaissent, d’autres disparaissent comme ce fut le cas pour les dinosaures. Nous vivons actuellement la sixième extinction de masse, mais celle-ci est d’une tout autre nature que les précédentes. Résultant essentiellement de l’action de l’homme, elle concerne à la fois les espèces et leurs habitats, c'est-à-dire l’ensemble de la biosphère. Il est aujourd’hui universellement admis que la synergie du phénomène de réchauffement climatique et de la disparition des milieux naturels accentuera la situation dramatique de la biodiversité mondiale. Si les politiques n’évoluent pas, il se pourrait qu’au milieu du XXIème siècle, 30 % des espèces vivantes actuellement présentes aient disparu. Selon le Center For Applied Biodiversity Science, le bassin méditerranéen qui figure parmi les 34 régions les plus riches du monde du point de vue de la biodiversité, doit être particulièrement surveillé par la Convention de Diversité Biologique.
Des profondeurs de l’étage abyssal au large de sa façade occidentale jusqu’au sommet du Monte Cintu, la Corse, dont l’endémisme est particulièrement riche, offre une diversité faunistique et floristique unique en Méditerranée. Son hétérogénéité tant géologique qu’écologique, son insularité et son isolement d’avec les îles sœurs de Toscane et de Sardaigne depuis maintenant 20 millions d’années, et surtout l’excellent état de conservation de ses écosystèmes font de la Corse un formidable laboratoire vivant pour la Méditerranée .
Aussi, depuis déjà plusieurs années, l’Office de l’Environnement de la Corse est intéressé dans le financement le suivi et l’élaboration de programmes de protection et de gestion de la faune sauvage de notre île. Un partenariat tenu a alors été tissé avec le Parc Naturel Régional de Corse en ce qui concerne les domaines de la gestion des populations de « grands ongulés » : Cerf et Mouflon et d’oiseaux en voie de disparition tel que le Gypaète. Par ailleurs, il est à noter que l’O.E.C. initie des projets ambitieux en matière de faune protégée, tant au niveau des territoires du Parc Marin International des Bouches de Bonifacio : Oiseaux marins, mammifères marins etc ….qu’à l’échelle régionale avec en particulier la création de l’Observatoire Conservatoire des Insectes de Corse.
Il ne faut cependant pas oublier la faune gibier sur laquelle l’O.E.C. porte une attention toute particulière non seulement en raison des partenariats depuis longtemps fructueux avec les fédérations de chasse de la Haute Corse et de la Corse du Sud, mais surtout en raison des transferts de compétences de 2002 qui ont conférés à la Collectivité Territoriale de Corse le droit de création des réserves de chasse et de pêche en Corse ainsi que l’élaboration des Orientations régionales de gestion de la Faune Sauvage et de ses habitats.
L’action de l’O.E.C. se montre donc multiple tout en privilégiant cohérence et concertation dans la mise en œuvre des politiques publiques de gestion de la faune.
 
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