Les visites patrimoniales du Parc Marin International
A partir du printemps et durant tout l’été des visites guidées sont organisées par les agents du Parc Marin. C’est un moyen de découvrir dans une ambiance conviviale, l’histoire de ce patrimoine mais aussi son actualité avec une faune et une flore remarquables qui bénéficient de nombreux suivis scientifiques.
Nous vous proposons ici une visite virtuelle aux Lavezzi, à Campo Romanello et aux Bruzzi ainsi que la découverte de notre sentier sous-marin.
Lavezzi
Le phare
Construit en 1874 par la Marine Nationale à la suite du naufrage de la Sémillante, le phare des Lavezzi est aujourd’hui l’une des bases du Parc Marin International.
Au sein du phare, la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio a réalisé un jardin botanique, reproduisant la végétation des îles Lavezzi, qui comprend plus de 240 espèces dont 40 sont protégées, rares ou endémiques.
Les puffins cendrés
Sur le sentier en direction du nord nous remarquons des chaos rocheux, ceux-ci constituent les abris de prédilection des puffins cendrés.
En effet, ces petits albatros affectionnent particulièrement les rochers des Lavezzi puisque 350 couples nichent chaque année sur l’île.
Capable de voler des centaines de kilomètres par jour, les puffins cendrés quitteront les Lavezzi à l’automne pour retrouver le doux hiver des côtes africaines.
Le cimetière du Furcone
En poursuivant le chemin vers l’ouest, nous contournons le cimetière du Furcone où nous aperçevons une chapelle funéraire.
Elle nous invite à nous souvenir du naufrage de la Sémillante, qui fut la plus grande catastrophe maritime française en méditerranée :
C’est le 14 février 1855 que la frégate la Sémillante, partit la veille de Toulon pour Constantinople, se fracassa au cours d’une tempête sur les rochers des Lavezzi.
Il n’y eut aucun survivant au naufrage et 702 hommes périrent ce jour là.
La bergerie
En rejoignant le cœur de l’île, le chemin nous emmène vers la bergerie construite au 19ème siècle par des familles bonifaciennes.
Ces familles y séjournaient avec leurs troupeaux 6 mois de l’année.
La chapelle
A proximité de la bergerie, adossée au chaos rocheux, nous découvrons les ruines de la chapelle Santa Maria qui fut un lieu de vie monacal du Xème au XVIème siècle.
L’abri sous roche
Dissimulé derrière les ruines de la chapelle, un abri sous roche fut occupé par l’homme au Néolithique puis bien plus tard par des anachorètes, qui furent les premiers moines ermites à séjourner sur l’île.
Vestiges d’une carrière romaine
Sur le chemin, en direction de la plage de l’Achiarina, nous apercevons des colonnes de granite taillées à même la roche.
Ce sont les vestiges d’une carrière romaine datant du IIème siècle.
Les Romains y exploitaient le granite pour la construction de leurs temples.
La Pyramide de la Sémillante
C’est en arrivant sur la magnifique plage de l’Achiarina que nous trouvons le second cimetière de l’île face à une pyramide de granite de 14m de haut qui commémore le point d’échouage du navire.
Anse de Chiesa
En reprenant le sentier en direction du nord, nous rejoignons l’anse de Chiesa où le vent, les embruns et le temps ont composé un véritable bestiaire minéral.
Chacun y trouvera matière à rêverie et émerveillement face à une nature monumentale et pourtant si fragile…
Cala di Grecu
Notre visite se termine, nous nous dirigeons vers le débarcadère Est en longeant la côte déchiquetée de l’île où trouve son refuge la scille maritime, plante rare et protégée au niveau national .
Merci donc à tous les visiteurs de rester sur les sentiers balisés, et de nous aider ainsi à préserver la flore et la faune remarquables de ces îles qui sont notre patrimoine commun.
Campo Romanello
Le sentier de Campo Romanello débute à la chapelle St Roch au pied des remparts de Bonifacio, et grimpe à flanc de falaise, face à la ville.
Arrivé sur le sommet du sentier, nous surplombons les eaux de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, qui constitue la partie corse du parc marin international.
Nous prenons ensuite la direction du sud où, en longeant les falaises, nous empruntons un sentier utilisé de tout temps par les bonifaciens, qui se rendaient sur « le piale ». C’est sur plateau calcaire que se trouvaient les principales exploitations d’oliviers.
Nous arrivons à l’ancien abattoir de Bonifacio, que le Conservatoire du Littoral et le Parc Marin ont reconverti en point d’information.
A cet endroit nous avons deux itinéraires :
L’un, face à cet édifice nous ramène à St Roch en nous faisant découvrir le goulet de Bonifacio, la marine et les jardins de St Jean.
L’autre nous permet de continuer la promenade jusqu’au phare de Pertusato.
Sur le « piale » la flore est modelée par les fréquentes tempêtes qui sévissent dans le détroit.
Nous découvrons une végétation basse composée de genévriers de Phénicie, de lotiers, d’armoises et d’astragales, tandis que sur les pelouses, les orchidées endémiques de Corse et de Sardaigne abondent.
C’est en arrivant au sémaphore de Pertusato, sentinelle veillant sur le trafic maritime des Bouches de Bonifacio, que nous atteignons le point culminant des falaises : 117 m au dessus des flots de la Méditerranée.
Le sentier se poursuit, en direction du phare, et c’est dans les encorbellements des parois, qu’il est possible d’observer une petite crucifère jaune: la Morisia monanthos. Cette espèce endémique de la Corse et de Sardaigne est un véritable fossile vivant qui a la particularité d'enterrer ces fruits.
Comme pour toutes les plantes rares, menacées et protégées, vous n’emporterez avec vous que l'espoir d'un cliché photographique réussi.
Puis le sentier descend vers la mer pour arriver enfin, à la pointe St Antoine ou Capo Pertusato, extrémité sud de la Corse .
Une ancienne grotte aujourd'hui à ciel ouvert mérite un coup d’œil. L'orca (la jarre en bonifacien) vous permettra de méditer devant l'un des derniers sites de reproduction du phoque moine en Corse. Cette espèce, aujourd'hui pratiquement disparue de Méditerranée, était fréquente dans cette zone dans les années 1960. Peut être aurez - vous la chance de voir par temps calme, le grand dauphin, autre mammifère marin encore présent dans les eaux de la réserve naturelle.
Bruzzi
Sur la commune de Pianottoli-Caldarello, empruntons la départementale 122, puis la route communale indiquant la direction Bruzzi.
La promenade se présente par une ouverture dans le maquis et débouche quelques centaines de mètres plus loin sur un promontoire dominant l’anse de Chevanu.
De là notre vue porte sur Capo di Feno et les côtes de Sardaigne.
Le sentier continue ensuite, vers l’ouest en direction de l’anse d’Arbitru.
Après avoir déambulé dans un chaos rocheux, nous contemplons un magnifique panorama sur l’archipel des Moines et les côtes Ouest de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio.
Arrivé à l’anse d’Arbitru, le sentier longe la mer par l’Est en direction de la presqu’île des Bruzzi.
Vous apercevrez sûrement des cormorans huppés en action de pêche ou posés toutes ailes déployées sur des rochers. Ils nichent de décembre à avril sur les différents îlots de la réserve naturelle, et apprécient ces bouts de terre battus par les vagues.
Les cormorans huppés sont protégés et méritent l'attention de tous. Il convient de ne pas les déranger.
Aux Bruzzi, sur la plage de « corail », nous faisons une pause en admirant ce fameux sable rouge, qui doit sa couleur à des animaux unicellulaires, les foraminifères, vivant fixés sur les racines de la posidonie.
Le sentier, rejoint ensuite à l’Est, une petite plage de la presqu’île où le vent et les vagues ont sculpté sur un rocher un buste de Vénus sortant des eaux.
C’est en reprenant la direction du Nord, les poumons gonflés d’embruns et de parfums d’ immortelles, que nous contemplerons une nouvelle fois, la magnificence des paysages de ce site remarquable.
Il nous suffira de replonger au cœur du maquis pour terminer cette boucle de la presqu’île des Bruzzi.
Sentier sous-marin Lavezzi
Pour visiter le sentier sous-marin des Lavezzi, il suffit d’être équipé d’un masque et d’un tuba.
La mise à l’eau s’effectue depuis la plage de l’Achiarina et immédiatement, sars , oblades, girelles, viennent à la rencontre du promeneur sous-marin.
Protégés depuis 1982, les poissons aux Lavezzi ne redoutent plus l’intrusion de l’homme dans leur milieu.
L’herbier de posidonie
C’est en flottant au-dessus de l’herbier de posidonie que l’on peut contempler la vie foisonnante de cette prairie sous-marine.
Oursins, grandes nacres, crustacés, poissons, tous profitent de cette plante à fleur comme nourriture, abri ou nurserie.
Protégé depuis 1988 il bénéficie aujourd’hui d’un important suivi scientifique.
Les fonds rocheux
Ce sont les fonds rocheux qui offre la plus grande richesse biologique pour le promeneur sous-marin.
Exposés à la lumière ils sont couverts par une multitude d’algues, leurs parties ombragées profitent à la faune fixée, et un grand nombre d’autres espèces viennent s’y se nourrir ou s’y cacher.
L’herbier de posidonie
C’est en flottant au-dessus de l’herbier de posidonie que l’on peut contempler la vie foisonnante de cette prairie sous-marine.
Oursins, grandes nacres, crustacés, poissons, tous profitent de cette plante à fleur comme nourriture, abri ou nurserie.
Protégé depuis 1988 il bénéficie aujourd’hui d’un important suivi scientifique.
En sortant de l’eau nous nous souviendrons de la richesse et de la diversité de la vie sous-marine, du plaisir que nous avons éprouvé à évoluer dans un environnement encore préservé.
Mais la mer est un milieu vivant fragile.
Protégeons-la !
Photos : OEC et E. Volto
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